Cellules Souches Cancéreuses (CSC)
Le concept de cellules souches cancéreuses
Au cours des dernières décennies, les chercheurs ont observé que les cellules cancéreuses d’une même tumeur montraient des comportements et des capacités tumorales distinctes. Ce constat a conduit à la description d’une sous-population de cellules tumorales particulièrement résistantes, les Cellules Souches Cancéreuses (CSC).
Au sein d'une tumeur, les CSC entretiennent la croissance tumorale et augmentent la résistance aux thérapies, en particulier à la chimiothérapie.
En revanche, lorsque les CSC évoluent en cellules tumorales différenciées, elles cessent de se multiplier et deviennent plus sensibles aux traitements conventionnels.
Les CSC, une des causes des échecs thérapeutiques
L'objectif des thérapies anticancéreuses conventionnelles est d'éradiquer les cellules tumorales. La chimiothérapie et la radiothérapie visent à tuer les cellules cancéreuses, généralement en causant des dommages massifs à l'ADN.
Ces stratégies montrent une certaine efficacité pour de nombreuses tumeurs mais sont limitées pour certains cancers particulièrement résistants qui abritent des cellules souches cancéreuses dotées des mécanismes de résistance très efficaces contre ces approches cytotoxiques.
Dans ce cas, la radiothérapie et la chimiothérapie induisent une sélection de CSC très résistantes, qui persistent dans la tumeur et sont responsables des récidives en raison de leur capacité à proliférer.
Une solution innovante pour améliorer les traitements anticancéreux
En raison de leurs propriétés biologiques, la présence de CSC résistantes dans des cancers comme le glioblastome, une tumeur primitive du cerveau encore incurable, rend les traitements conventionnels inefficaces.
Face à cet échec thérapeutique, il a été possible d'imaginer une stratégie innovante, basée non plus sur la mort cellulaire, mais sur l'évolution des CSC vers une cellule tumorale différenciée, incapable de proliférer et plus sensible aux traitements conventionnels.
Cette "stratégie thérapeutique différenciante", a été développée par le laboratoire académique du Dr. Virolle à Nice, et confirmée par de nombreuses publications, dans le contexte du glioblastome.
Cette équipe, avec le renfort de personnes issues de l'industrie, est devenue une entreprise, et son médicament actuel cible les CSC et réduit leur prolifération et leur résistance à la chimiothérapie de référence du Glioblastome, le Témozolomide.